A l’origine: la question du soutien scolaire

Préoccupée par le succès de chacun, la fondatrice Dina Mottiez a commencé à s’intéresser de près au tutorat. Elle réalise que la relation qu’elle entretient avec ses élèves est essentielle au processus d’apprentissage. Elle rappelle que la relation pédagogique est avant tout une relation. Selon Dina Mottiez il est dangereux de ne placer l’enseignant que dans une figure tutélaire dont la transmission des connaissances reste hermétique à l’émotion. Au contraire, elle croit fermement que c’est en montrant à ses élèves que nous les aimons, que nous leur faisons confiance et qu’ils sont absolument capables de réussir que l’apprentissage devient un réel plaisir.

Quel climat scolaire pour un environnement pédagogique sain ?

Cette relation qu’elle souhaite mettre en place ainsi que le climat d’apprentissage positif peuvent être compris dans la relation qu’elle a eu avec ses enseignants lorsqu’elle était étudiante. Elle déplore le fait que certains enseignants confondent souvent plaisir de travailler avec le laxisme et pensent immédiatement qu’un étudiant doit être dans un environnement de travail très rigide s’il veut apprendre correctement. Pleinement consciente de la nécessité d’un cadre stable et solide dans sa classe – cadre que certains étudiants recherchent même -, l’étudiant doit, selon elle, être capable de ressentir la liberté dans ce même cadre, condition presque nécessaire à l’apprentissage.

Le rire à l’école : une véritable motivation de travail

Un étudiant qui rit avec son professeur est un étudiant qui apprend. Combien de fois ses élèves lui ont-ils dit qu’ils avaient l’impression d’être à un spectacle quand elle enseignait? Dina Mottiez est convaincue que l’enseignement n’est pas seulement une question de savoir, mais également une question de savoir-être. Les étudiants recherchent chez l’enseignant l’identification. Leur montrer que nous sommes aussi des humains leur permet d’accepter une relation d’échange. Si l’enseignant accepte qu’il peut apprendre tout autant de son élève, la relation pédagogique devient beaucoup plus riche et efficace.

La relation pédagogique est-elle nécessairement hiérarchique ?

Trop souvent, nous avons placé l’enseignant au-dessus de l’élève dans une relation purement hiérarchique. Cependant, si l’enseignant fait l’effort de se mettre au même niveau que son élève, il lui permet d’accéder à ses connaissances. Le pont est et sera bien construit et la transmission des connaissances peut être faite. L’étudiant doit comprendre qu’il doit devenir son propre professeur s’il veut apprendre. C’est à ce moment que la profession d’enseignant s’arrête : quand l’élève devient un enseignant pour lui-même.

Un nouveau défi: repenser l’enseignement

Selon Dina Mottiez, la relation pédagogique peut être repensée. Une fois qu’une personne sait quelque chose et veut le transmettre, il devient automatiquement un enseignant. La définition d’un pédagogue n’est rien de moins qu’une personne qui a le sens de l’enseignement. Par là nous devons comprendre « volonté », « patience » et « empathie ». Si nous gardons ces critères à l’esprit, nous pouvons penser que tout le monde peut devenir enseignant. Chaque jour, nous apprenons de tout ce qui nous entoure. Depuis l’enfance, nous apprenons en observant nos parents, nous apprenons avec nos frères et sœurs; avec notre grand-père ou notre voisin, etc. Ce qui est fascinant, c’est qu’aucun d’entre eux n’est enseignant et pourtant nous apprenons d’eux! Si notre vie est un apprentissage perpétuel, nous devons admettre que notre environnement général est un enseignant.

Une application dédiée au soutien

Le projet de développement d’une application smartphone dédiée à l’apprentissage prend tout son sens aujourd’hui. La population âgée de 10 à 25 ans comprend désormais de véritables natifs numériques. Ils manipulent leur smartphone, leur tablette et leur ordinateur de manière quasi intuitive. Ils sortent plus facilement sans leur portefeuille, jamais sans leur portable … Ce dernier est presque devenu un besoin primaire 2.0. De plus, ces nouveaux consommateurs numériques semblent s’être confortés dans l’idée que leur besoin – peu importe lequel – vient à eux et non l’inverse. Tous ces facteurs suggèrent fortement que cette population cible, toujours désireuse de surmonter les difficultés académiques, est très intéressée par l’idée de cliquer sur son smartphone au lieu de se déplacer pour avoir accès au même service.

Les nouvelles manières de consommer

L’utilisateur n’est plus celui qui se dirige vers son besoin, il le « soulage » sous les yeux à travers son écran. Ouvrir une application, où que vous soyez, énoncer vos critères et visionner les offres sont des «gestes» numériques devenus habituels, presque intuitifs. Un grand nombre d’applications comme Airbnb, Uber ou Trivago confirment cette tendance.